L’HIVER AU SOLEIL !
Toujours en phase de test sur des poissons atypiques et toujours à la recherche « du méga-pit », je me retrouve aujourd’hui à Nakéty (2h30 de Nouméa).
Petit patelin perdu au milieu de la brousse Calédonienne, j’avais découvert ce spot lors de l’un de mes nombreux déplacements professionnels à travers la Nouvelle-Calédonie.
Situé à l’Est de « la grande terre », Nakéty est surtout connue pour sa mine à ciel ouvert de Nickel, où transite tout les jours des centaines de camion aussi gros qu’un immeuble de deux étages.
Mon nouveau spot est une embouchure de rivière où se regroupe quotidiennement des milliers de petits mulets. Les fonds sablonneux des lits de rivières demeurent mes endroits préférés pour traquer les petites carangues jaunes sur des cannes finesses (MH tout de même !).
Le temps est clair, le vent faible et le courant quasi-nul, conditions idéales pour traquer ces petites bêtes aux leurres de surface. J’alterne popper et stickbait, mais sans conviction.
Nous sommes bien au mois de juin, mais c’est l’hiver ici, et la température de l’eau a nettement chutée ces dernières semaines, les poissons sont de moins en moins agressif en surface. Quelques poissons sabres me feront tout de même le plaisir de venir se présenter.
Ce magnifique poisson à la dentition impressionnante n’offre malheureusement pas les sensations que peuvent me procurer les petites carangues.
Après quelques lancers infructueux je délaisse ma casting 7’ MH et opte pour une canne spinning Arrival 6’6 MH sur laquelle j’ai monté un « turbo-shad 4 inch » sur jig-head « power egg » ½ oz. Dès le premier lancer, c’est la touche ! Le poisson est nerveux, mais de taille modeste…c’est une petite carangue jaune. Le poisson n’est pas bien gros, mais sa défense me surprend toujours autant !
Les lancers suivants se solderont, par de belles tapent, mais aucune prises. Je décide alors de baisser le grammage de ma tête plombée et de changer le coloris de mon leurre, les poissons semblent décollés du fond… Ma jig-head « power egg » ¼ oz et la tête rouge de mon Shad font des ravages et quatre petites carangues supplémentaires se laisseront séduire par cette combinaison.
J’avais déjà remarqué l’intérêt que pouvait porter les carangues jaunes pour la couleur rouge, mais là le contraste est saisissant ! Après quelques lancers infructueux, je rechange ma tête plombée car le courant devient de plus en plus soutenu. J’opte alors pour une récupération beaucoup plus lente, pour voir si quelques mémères ne seraient pas collées sur le fond. A peine le temps de le faire et me voilà attelé à quelque chose de beaucoup plus costaud. Mais, je ne suis pas monté pour ce genre d’adversaire et il aura rapidement raison de mon bas de ligne fluorocarbone 60 centièmes, coupé net. Sans doute une petite carpe rouge (Lutjan), aux dents tranchantes comme des lames de rasoir.
La marée descend vite et le courant forcit de minute en minutes, il est tant pour moi de m’essayer au métal vibration. Après deux lancers, c’est la touche ! Le poisson semble plus lourd et en effet, après quelques minutes de combat, une belle carangue « gros yeux » se débat sur le sable. Remise rapidement à l’eau, je repars à l’assaut de mes compagnes de jeux.
J’en prendrais trois de plus, ainsi qu’une magnifique dorade rayée, mais la taille de mes adversaires diminue au fil des touches. Les gros sujets sont calés au fond, et il devient difficile pour moi de les en délogé.
Le courant devient insoutenable et je n’arrive plus à contrôler la dérive de mon leurre. Tant pis pour le métal vibration, qui confirme une fois de plus sont efficacité sur les carangues. Je me décide alors pour une canne à bar lucky-craft et un shad « big hammer » 5" monté sur jig-head 1 oz. Des le premier lancer, je sens une courte pression sur le blank de ma canne. En remontant le leurre, je me rends compte qu’il me manque la moitié de mon shad. Coupé net, il n’aura fallu qu’un coup de dent à mon adversaire pour se saisir de la moitié de sa proie. J’en remonte rapidement un autre, mais le courant aura raison de mon entêtement, ce n’est plus l’heure, il faut se rendre à l’évidence !
Au total, se seront donc une dizaines de poissons qui m’auront fait l’honneur de combats hors normes pour leurs tailles relativement modestes. Les carangues sont des poissons fascinant par leur puissance, leur beauté et leur appétit. Je n’ai malheureusement pas eu de chance avec la marée. Une marée montante m’aurait permis de pêcher plus longtemps, le courant aurait été moins fort et les poissons plus actifs. Je suis tout de même satisfait du potentiel que peut m’offrir ce nouveau spot.
Il est temps de reprendre la route vers Nouméa en laissant derrière moi ce magnifique endroit. La traversée de la chaine montagneuse de nouvelle Calédonie, s’annonce d’autant plus raide, que la pluie commence déjà à tomber. Les routes n’étant pas très sûre de nuit (beaucoup de chauffard), je préfère rentrer rapidement pour profiter en même temps de la pluralité et de la beauté des paysages qui ornent cette île paradisiaque.
fougères arborescentes de la chaine montagneuse
